Poésie au présent permanent - Muriel CAYET - Formules poétiques de printemps - 2019

par Muriel CAYET  -  10 Avril 2019, 16:32  -  #Peinture, #Géopoésie, #Poésie

Quelques secondes pour ... Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 70 x 50 cm - 2019

Quelques secondes pour ... Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 70 x 50 cm - 2019

 

A CEUX QUI SAVENT IMAGINER

 

Guides vagabonds aux invisibles secrets,

Relevant la tête aux ailleurs pour ressentir l’air du temps,

Retrouver en situation leur place dans l’histoire, muets,

Comme des individus à la présence fascinante, véritablement.

 

Révélant d’un mot, d’un geste, leurs archives compilées,

Un univers intérieur d’articles sur le sujet vivant,

Donnant à écouter leur écriture exubérante, travaillée,

Pour repenser les discours et les contrats, entièrement.

 

Dans leur exercice pédagogique, ils rendent hommage,

Un beau récit plein d’humour, trace de leurs paroles et de leurs chants,

Tel est l’enjeu de cette traversée vers la cité idéale, maîtres d’ouvrage,

Nouée autour de l’idée, propagée sur le tableau, plus particulièrement.

 

La quête est construite avec le soin de leurs métiers,

Sujet de leur vision globale, l’expérience de la beauté, de l’engagement,

Écrivains de leurs chroniques aux rythmes d’aventuriers,

Faisant écho d’un geste de la main, futée et habile, à tout rayonnement.

 

***

 

CAPS

 

Cap à l’ouest dans une solitude de pierres,

L’atmosphère en douce saupoudrée sur les volets verts,

Un fond de palmiers sur une frise italienne,

Bien loin des jardins potagers et de leur manne quotidienne.

 

Cap au sud, on est poète pour donner force à la vie,

On n’oublie jamais Naples et ses antiques palais familiaux du midi,

Les murs sans âge qui épousent le soleil de la côte ;

Exil d’un passé lumineux, fleuri de roses, tête haute.

 

Cap au nord, l’enfant sourit, la poésie est là,

Dans son post-scriptum qui fait le lien, le bien, de haut en bas,

L’air dans l’esprit, s’engage sur la voie des idées,

Photographie du quotidien, jeu des ombres aux yeux du monde, sublimé.

 

Cap à l’est dans la promesse du silence,

Des paysages s’étendent en couleurs franches, vérités en instance,

Les hurlements des blocs de granit, la douceur maritime, la ronde des toits,

Magie des moments cruciaux, tranquille comme une matinée de printemps, là-bas.

***

 

RACONTER L’HISTOIRE

 

Tout commence ouvertement, inscrit ou suggéré, assorti d’une expérience,

Des révélations inattendues, délibérées véritablement, autoportraits de nouveautés,

Avec l’accord des catalogues, des collections, des voyages de la conscience,

Apportés de partout, pour toujours adoptées.

 

Puis on recueille des témoignages, cachés au fond des âges,

Comprenant très vite l’invitation de la troupe, la complicité artistique,

Un naturel à justifier, à écrire le livre des mémoires, mise en scène des présages, 

Des images qui parlent d’un fameux projet, subtil, aux moult sonorités sympathiques.

 

Alors surgissent les visions en même temps, synchrones comme les nouvelles littératures,

Un concerto de projets, un destin de travail sur les histoires du monde,

Des artistes éternels accompagnent le mouvement, savants par nature,

Dans une éclosion lente à l’enquête minutieuse, l’accès à la liste des idées fécondes.

 

Les moyens à disposition sont pensés, amis,

Les réponses in fine à la prose océanique,

Un visa pour la mer, un monde d’arbres en fleurs, la liberté d’âme, chéris,

Navigant où les chemins se croisent vers leur terre, prophétique.

 

 

Raconter l'histoire - Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2019

Raconter l'histoire - Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 100 x 100 cm - 2019

 

ÉLÉVATION

 

Droit debout, leur escapade vagabonde,

Sourire en regard, présent en posture,

Passage de belle écoute, calme comme l’onde,

Joue le hasard sans les si, sans cambrure.

 

Dispensant le soin entre passé et futur,

Un chemin de clarté sans cailloux sur la bruyère,

Etre à soi, signer ses idées sans rature,

Tracer le sens du beau sans l’aide d’un joker.

 

Bâtir avisé sa palette d’histoires,

Sans fin d’adolescence en pure expression solaire,

Des outils de ciel bleu, un cloître silencieux, en miroir,

Dans une danse des signes, ouvrir l’horizon sans hier.

 

La mémoire du hasard collecteur de mystères,

Fantasque et facétieux tels ses sillons de création,

Son cœur au sourire enjôleur, maître à penser pas ordinaire,

A la vue de l’esprit, philosophe de toute révélation.

 

 

 

 LA VIE COMME

 

La vie comme une vue de l’esprit, passionnée sans saisir le pourquoi,

Sincère et loyale dans sa mystérieuse magie,

Responsable d’un rôle à jouer sur le cadran d’émois,

Un métier à tisser la loyauté, la justesse du temps, d’ici.

 

La vie comme un carnet de bord, surtout sous la pluie,

L’émerveillement des ombres et de leurs curiosités,

Découvrir le sens du mot Terre, comprendre le jeu des écrits,

Des souvenirs dociles de l’imaginaire à casiers.

 

La vie comme un canevas magnifique,

Un tricot de certes non et de forcément oui,

Composer  avec caractère une condition humaine symbolique,

Ça prend la vie comme Pénélope a su le faire, loin de l’oubli.

 

La vie comme l’art de la joie,

Un dictionnaire des symboles rêveur et accessible,

Métier de mémoire, frères d’esprit et de voix,

A l’intuition d’un grand cœur en bandoulière, poésie invincible.

***

 

QUELQUES SECONDES
 

Quelques secondes pour aimer,

Être bercé dans l’unité de temps,

Une envie en clair, ensoleillée,

Que la planète ne tarde pas à souffler.

 

Quelques secondes de pratique,

Constat d’un énième jeu idéal,

Aux productions écrites, jouées dans de beaux décors, scéniques,

Des miroirs de nous-mêmes, funambules virtuoses, à la verticale.

 

Quelques secondes pour de grands effets,

Une envie de verdure à la jeunesse classique,

Au cœur des générations, l’art pour réalité,

Une bonne chose qui retrouve l’espoir, sensible et mélancolique.

 

Quelques secondes jusqu’au bout de la vie,

On reste dans un registre, émotions pures, respect des mythes,

En pleine conquête on investit la scène jouant l’humour qui marque les esprits,

Une petite salle éclairée perpétue les coutumes nues qui invitent.

 

Quelques secondes même après,

Quand on prend racine, on a soif, on a envie,

Bien construits, arrivés pour mêler les secrets,

A coup de cœur et d’action, on imagine le scénario, infini !

 

Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de printemps

Avril 2019

 

A retrouver sur le site

www.murielcayet.org

 

et sur le site

poesieaupresent.com

La vie comme - Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 50 x 70 cm - 2019

La vie comme - Muriel CAYET - Acrylique sur toile - 50 x 70 cm - 2019

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