Photographie géopoétique- L'aventure à deux pas de chez soi - Muriel CAYET

par Muriel CAYET  -  4 Juin 2018, 16:21  -  #Poésie, #Géopoésie, #Photographie, #Photographie géopoétique

 Photos Muriel Cayet

Photos Muriel Cayet

Photographie géopoétique- L'aventure à deux pas de chez soi - Muriel CAYET
Photographie géopoétique- L'aventure à deux pas de chez soi - Muriel CAYET

FAIRE LA ROUTE

 

Est-ce pour son bien que l’on fait cette route ?

Sur cette carte à grande échelle,

La vérité tellement ancrée à la simple question :

-          Où sommes-nous ?

-          Venus des nuages ou dispersés comme les étoiles ?

Vous nous avez donné des livres, écrits sur des terrains solides, nous demandant d’atteindre les plus hauts sommets, sans faire attention à la dernière marche.

De poursuivre sans crainte, sans bousculade et sans faute, toujours par les portes ouvertes, sans vieilles serrures aux fenêtres.

 

Est-ce un bien que de faire cette route ?

Selon un certain angle pour corriger les idées ou jeter quelque lumière sur son domaine à soi.

L’unique endroit au monde, une belle vieille demeure.

Choisir le jardin et l’ouvrir à quelques personnes seulement.

Un nom charmant et original

Sans mal à deviner, pour apprendre à connaître avec une grande confiance,

Après ce remarquable numéro, prolonger le vagabondage

A la rencontre des vagues, un instant de silence entre les falaises et le grand calme des eaux.

Savoir prendre le thé au cours de ce dîner particulier.

 

Est-ce pour soi que l’on prend cette route ?

-          A l’autre porte plus loin, n’avez-vous rien remarqué ?

Entrer dans une pièce, trouver sa place dans la famille, se réfugier dans la bibliothèque.

Trouver le quai tout près du rivage et rentrer toutes voiles dehors.

En paix, les uns avec les autres.

Ouvrir un autre chapitre sur la lande, après l’allée des ifs et sous le clair de lune, s’endormir.

C’est toujours comme ça quand on ne prévient pas l’artiste qui cherche son trésor.

Acquérir la science, de la faveur divine, témoigner avec secret,

Et franchir la barrière dans un si grand honneur

La roue du temps n’est en rien étrange, il se passe bien assez de choses, dehors.

 

Qu’est-ce que cela peut faire de choisir cette route ?

-          Pour pouvoir gagner la pointe, par-dessus la muraille du chemin ?

-          Voir le phare rose venu jusqu’au port ?

-          En ajouter d’autres capables comme lui de se relever ?

Et assister à une course comme un spectacle vers le haut de la berge, une fois la porte refermée.

-          Puis-je vous accompagner ?

-          Y aura t-il un miracle ?

-          Et vous, d’où venez-vous ?

On peut parfaitement croire à ces chiffres, ces équations de la volonté,

Au meilleur de leur amour et à la première aventure du monde,

A la nature du pays où il n’y avait rien sur la mer.

 

Et comment la faire cette route ?

Sans envoyer un messager à travers la pluie,

Sans se croire au paradis à son retour d’Italie,

Par les voyages continuels jusqu’à la dernière minute possible.

-          En êtes-vous sûr ?

-          La nature du sentiment intérieur a-t-elle des visions ?

Elle dit toujours ce qu’elle pense, vient sans carte de visite et envoie immédiatement en d’autres sphères.

-          Quoi donc ?

 

Quelque chose de commun avant de reprendre la mer.

 

Est-ce pour son bien alors ?

Cette tangible promenade qui se déroule bien loin des cavalcades,

Découle du sablier en marche et s’ouvre sur le salon illuminé du train bleu.

La joie de l’embarquement vers une plage de dunes,

En gardant toujours le sourire ;

Voler au-dessus de la surface, tels les oiseaux de mer,

Qui vont crescendo de l’écume à l’horizon,

La puissance de leur vol, la douceur de leur voltige,

L’équilibre comme un cérémonial  sans limite dans la cérémonie.

 

Mais à la racine de tout cela, quoi ?

Hardiment trier les formules et les totems comme les sorciers d’Erin,

Un don d’Uranus pour décrypter les litages et leurs aveux,

Voie des changements obligatoires.

Dans l’art de grandir et de rire,

Zoom sur le soin et son adresse,

Un sentiment à transcrire, comme celui de la vérité.

Sérieusement résistants, avant de devenir des âmes,

S’élever comme des édits.

 

Mais à la racine de tout, des miracles ?

Qui prennent racine dans les discours à venir

Une réflexion sur le monde pour une nouvelle lecture possible,

Certains lieux de l’île au partir de chez soi,

Un quotidien d’amitiés retentit dans l’onde,

Avec toujours l’espoir de trouver la mer.

 

Un autre monde positif

Et quelques références psychanalytiques, sans limites temporelles.

Présentes en personne, des idées et des résolutions, entièrement rassurées.

Qui disent : « Je vous connais »

Entre la narration et l’histoire,

La métaphore finale.

 

Mais à la racine de tout, l’art ?

A la limite de la vraisemblance, faire le choix d’habiter les environs,

Trouver un bonheur durable à la faveur du beau,

Qui ajoute toujours son grain de sel.

A la délicatesse du faire.

Plus que jamais en conscience, ici et maintenant engagée, totalement transformée,

Méditent sur la beauté.

Recevoir quelque chose de ce rythme très ancien,

Inscrire à la ligne la source de sa pensée,

Prendre le temps de l’acte de s’exprimer,

Tout est signifiant dans n’importe quel ordre donné. 

 

Cela peut faire rire quand un nouvel argument se présente,

A l’intérieur du texte.

Inutile de l’interroger, il nous reconnaît et peut nous emporter dans son île,

Il a toujours une course à côté, lui le hasard,

Qui prend tout le temps son air d’écouter,

A condition de jouer les architectes, 

Les marbres à nouveau réunis.

 

Puis-je vous accompagner ?

Un conteur écrit toujours une part de comédie,

Sur tel objet, il trouve la meilleure solution infatigablement.

Il parle des symptômes d’amour avec une simplicité de goût,

Et beaucoup de respect.

Un endroit plaisant où l’on dit les choses carrément.

L’écho de la nostalgie, à la nature chimérique, apparaît bien avantageux.

A force de réflexion, le nom de quelqu’un est là dans quelque prière.

 

Mais puis-je vous accompagner ?

Si tu désires quelque chose, il faut savoir le demander

Lorsque les portes sont fermées, les ouvrir tel un sésame.

Mentionner son nom véritable n’effraie pas et ne fait de mal à personne,

Le sourire gagne les yeux, transfigure tous les souvenirs.

 

Et quel est son nom sincèrement ?

Le destin, qui en décide toujours autrement,

L’essence qui atteint son but,

Le messager qui donne l’heure,

La loi qui fait faire ce que l’on ne veut pas.

 

Il y a toujours quelque chose dans l’air,

Une autre réalité,

Alors je me joins à vous,

Nous pouvons fabriquer un mystère,

Dire son nom à haute voix,

Et traverser la mer,

A la force des âmes des marins,

Enrichir son expérience dans des ports inconnus,

Soulager le réel d’un courant d’air,

Ecrire sans comprendre la vérité de sa première intention :

-          Exister ?

 

Et si vivre est un jeu pour rire et résister, préserver du danger du silence et rêver de liberté,

Je compte bien me livrer à cette expérience comme à une navigation heureuse.

 

 

 Muriel Cayet - 2018

Poésie au présent permanent

www.poesieaupresent.com

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Photographies Muriel CAYET

Site officiel: www.murielcayet.org

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